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 Salvatore Quasimodo Lamento per il Sud

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Sud273
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Date d'inscription : 28/02/2007

MessageSujet: Salvatore Quasimodo Lamento per il Sud   Sam 11 Juil - 17:31

Lamento per il Sud
[da La vita non è sogno (1946-1948)]

La luna rossa, il vento, il tuo colore
di donna del Nord, la distesa di neve …
Il mio cuore è ormai su queste praterie,
in queste acque annuvolate tra le nebbie.
Ho dimenticato il mare, la grave
conchiglia soffiata dai pastori siciliani
le cantilene dei carri lungo le strade
dove il carrubo trema nel fumo delle stoppie,
ho dimenticato il passo degli aironi e delle gru
nell’aria dei verdi altipiani
per le terre e i fiumi della Lombardia.
Ma l’uomo grida dovunque la sorte d’una patria.
Più nessuno mi porterà nel Sud.

Oh, il Sud è stanco di trascinare morti
in riva alle paludi di malaria,
è stanco di solitudine, stanco di catene,
è stanco nella sua bocca
delle bestemmie di tutte le razze
che hanno urlato morte con l’eco dei suoi pozzi,
che hanno bevuto il sangue del suo cuore.
Per questo i suoi fanciulli tornano sui monti,
costringono i cavalli sotto coltri di stelle,
mangiano fiori d’acacia lungo le piste
nuovamente rosse, ancora rosse, ancora rosse.
Più nessuno mi porterà nel Sud.

E questa sera carica d’inverno
è ancora nostra, e qui ripeto a te
Il mio assurdo contrappunto
di dolcezze e di furori,
un lamento d’amore senza amore.



La lune rousse, le vent, ta couleur
De femme du Nord, le désert de neige…
Mon cœur qui désormais réside en ces prairies,
Les nuées assombrie des eaux qui s’amoncellent.
J’ai oublié la mer, le lourd
Coquillage soufflé des bergers siciliens,
Le doux chant des chariots bercés au long des routes,
Où bruit le caroubier dans la fumée des chaumes,
J’ai oublié le vol des hérons et des grues
Dans l’air des plateaux verdoyants
A travers champs et fleuves de la Lombardie.
L’homme clame toujours son désir de patrie.
Plus personne ne m’emportera vers le Sud.

Oh le Sud est si las de trimballer ses morts
Au bord des paluds infestés de malaria,
Si las de solitude et fatigué de chaînes,
Epuisé de rouler en boucle dans sa bouche
Les blasphèmes de toutes les races
Qui hurlaient à la mort dans l’écho de ses puits
Et ont bu jusqu’au bout le sang noir dans son cœur.
C’est pourquoi ses enfants ont gravi ses collines,
En meutes chevauchant sous ses haillons d’étoiles
Dévorant les fleurs d’acacia le long des pistes,
Rouges encore, toujours rouges, toujours.
Plus personne ne m’emportera vers le Sud.

Dans cette nuit chargée d’hiver
Qui est toujours la nôtre, pour toi je répète
Mon contrepoint absurde
De suave douceur et de rage emportée,
Une plainte d’amour qui ignore l’amour.
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